Monika Nalaskowska, professeure de yoga, partage comment le yoga est devenu un soutien précieux pour sa santé mentale, la guidant vers la douceur, la force et une connexion plus profonde avec elle-même — sur le tapis comme en dehors.
Quand la structure ne suffisait pas
Je pensais autrefois qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas chez moi, que j’étais simplement trop sensible pour le monde. J’ai étudié le génie civil, imaginant que la structure, la logique et la discipline créeraient une vie stable. Mais au contraire, ce monde m’épuisait. Le bruit, la pression et la poussée constante étaient accablants pour quelqu’un de très sensible. J’avais l’air de bien réussir à l’extérieur, mais intérieurement je m’effondrais.
Durant cette période, tout me faisait mal, mon corps, ma tête, et quelque chose de plus profond que je ne savais pas encore nommer. C’est alors que le yoga est entré dans ma vie.
Ou peut-être, quand je suis enfin devenue assez calme pour que le yoga puisse m’atteindre.

Apprendre à écouter
Quand j’ai posé le pied sur le tapis pour la première fois, je cherchais simplement un sport qui me mettrait au défi tout en utilisant ce que je pensais être mes forces. Je croyais être assez forte et « pas trop raide ».
Aujourd’hui, je souris doucement à cette version de moi-même, car je sais maintenant à quel point ma pensée était tendue à l’époque, et à quel point mon esprit était vraiment faible et fermé. Maintenant, je sais que le yoga n’a pas seulement renforcé mon corps. Il a étiré et renforcé mon esprit.
Au début, j’étais fascinée par les asanas. Inspirée par des photos en ligne, excitée par les formes que je pouvais créer, ravie par ce qui semblait facile. Puis j’en voulais plus. Je nourrissais mon ego, me prouvant que je pouvais être « de mieux en mieux ». Je me suis lancée dans une étrange course, que je menais seule contre moi-même. Puis la douleur est apparue. Pas une blessure dramatique, mais un murmure insistant qui disait stop. La douleur est devenue un messager, un signe que j’étais allée trop loin ce jour-là. Mais je n’écoutais pas encore. Je pensais savoir mieux.
Cette période m’a appris la tendresse. Quand je repense à cela, j’enlace mentalement cette version plus jeune de moi-même et lui pardonne d’avoir tant poussé.
Il y a eu un moment, un tournant calme mais puissant, où j’ai réalisé que le vrai yoga commence en dehors du tapis. Que la méditation dynamique du mouvement n’était pas un but, mais une porte d’entrée.
Ma vie extérieure reflétait ce tumulte. Une relation toxique, un travail insatisfaisant, et une permission silencieuse donnée aux autres de me traiter comme je me traitais moi-même.
C’est le yoga qui m’a donné de la force, ou plutôt, l’espace pour trouver la force qui était déjà en moi.
Peu à peu, j’ai appris que tout ce que je cherchais « dehors » avait toujours été en moi. Je suis entière. Je suis suffisante.

Une force déjà présente
Même si j’ai quitté le génie civil, certaines de ses notions continuent de me façonner, et je les vois maintenant comme des cadeaux. Comprendre la structure, l’équilibre et la mécanique influence ma façon d’enseigner. Le yoga a appris à mon esprit analytique l’humilité et l’équilibre. Il a adouci la rigidité que je portais autrefois. Mais il m’a aussi appris quelque chose que le génie civil n’aurait jamais pu.
Aucun corps n’est identique.
Aucun jour n’est pareil.
Aucun paysage intérieur ne peut jamais être mesuré avec une règle.
Dans mes cours, je ne veux pas que les élèves exécutent des postures. Je veux qu’ils fassent l’expérience d’eux-mêmes. J’offre des variations, de l’espace et la permission d’en faire moins. L’une des leçons les plus guérissantes que le yoga m’a données, et que j’essaie de partager, est celle-ci :
Vous n’avez rien à prouver pour être digne. Ni au monde. Ni aux autres. Ni même à vous-même.
Soft Strength Vinyasa Flow : une pratique douce de yoga pour l’équilibre émotionnel
Un vinyasa lent et doux conçu pour équilibrer votre système nerveux, adoucir les tensions et vous reconnecter à la force tranquille qui est en vous. Ce cours propose des transitions conscientes et des indications guidées par la respiration qui soutiennent la clarté émotionnelle et la présence incarnée.
Parfait pour les jours où la vie semble bruyante et où vous avez besoin de revenir à vous-même. Que vous ayez besoin de poser un genou, d’utiliser un bloc ou de ralentir, tout est bienvenu.
Des flows comme celui-ci m’ont soutenue pendant de longs hivers, des moments de lourdeur et de brouillard émotionnel. J’espère que celui-ci vous soutiendra aussi.
Outils doux pour le bien-être mental
Si vous traversez l’anxiété, l’épuisement émotionnel ou le surmenage, voici quelques outils doux qui m’ont aidée :
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La posture de l’enfant avec de longues expirations pour calmer votre système nerveux
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Des flux lents et répétés de respiration pour apaiser le bruit mental
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Des postures soutenues avec des accessoires pour rappeler à votre corps ce que la sécurité ressent
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La permission d’en faire moins car l’immobilité peut être le choix le plus courageux de tous
Il n’y a pas de destination finale.
Il n’y a que la présence.
Un lieu où atterrir
Le yoga ne m’a pas réparée, mais il m’a donné un lieu où atterrir. Encore et encore.
Il m’a appris que la douceur n’est pas une faiblesse, et que la force que j’ai passée des années à chercher était déjà en moi.
Grâce au yoga, j’ai appris à m’observer avec patience et compassion, et à revenir, encore et encore, à ce qui compte vraiment.
Le yoga me donne la chance de m’éloigner d’un monde criant et d’entendre enfin ma propre voix intérieure, de remarquer ce qui compte vraiment, même quand cela ne peut pas être mesuré.
Aujourd’hui, j’enseigne le yoga non pas pour montrer aux autres comment s’étirer, mais pour les aider à se souvenir qu’eux aussi peuvent revenir à eux-mêmes.
Doucement. Honnêtement. Courageusement.
Comme je l’ai fait.

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